Acte II : la coopérative en marche

Ci-joint la  motion de synthèse adoptée au congrès de la Rochelle.

Motion Synthèse / Congrès
La partie qui concerne la coopérative reprend partiellement des propositions sur l’autonomie du pilier coopératif.

La première Agora nationale se tiendra lors des journées d’été de Clermont-Ferrand et la proposition de Dany Cohn-bendit d’assises à l’automne est également (re-)formulée dans le texte.

Dernière bonne nouvelle : Marie Bové est en charge de cette délégation au sein du nouveau bureau exécutif.

Nous voilà donc à l’acte II d’Europe-écologie.

« Nous sommes en marche » a désormais pour’objet de se consacrer entièrement au lancement de la coopérative.

Ce blog devient une plateforme nationale d’échanges et une passerelle entre tous les acteurs actuels et futurs de la coopérative : simples coppérateurs/trices, adhérent-es du parti, citoyens, signataires ou non de différentes motions pour le congrès, etc…

Dany Cohn-Bendit : J’ai vraiment besoin de vous

J’ai vraiment besoin de vous.

Adhérez à Europe Écologie – Les Verts, maintenant.

Paris le 24 mars 2011

Bonjour,

Nous ne nous sommes pas encore rencontrés, mais nos chemins et nos projets se sont sûrement
déjà croisés.  Aujourd’hui, j’ai besoin de votre engagement et de votre soutien !

Pourquoi faire ?

Pour faire en sorte que l’incroyable élan pour l'Ecologie politique en France,
qui est né avec les Européennes et qui s’est prolongé depuis, se concrétise
dans un mouvement politique au projet crédible et rassembleur.

Pourquoi maintenant ?

Parce que seul-e-s celles et ceux qui auront adhéré à Europe Ecologie - Les Verts
avant le 10 avril prochain  pourront participer aux débats du premier congrès,
qui décidera des équipes dirigeantes et des orientations de notre mouvement notamment
pour la période 2011-2013.

Vous l’avez compris, j'ai décidé, avec de nombreuses adhérentes et adhérents,
de soumettre au débat de ce premier congrès un texte qui a pour objectif de
rassembler tous ceux qui veulent faire d'Europe Ecologie - Les Verts un mouvement
ouvert et démocratique.
Un mouvement qui face à la logique rigide des courants verrouillés et
des pouvoirs personnels privilégie la transparence, le débat collectif,
la variété des compétences, les projets et les luttes de terrain.
En effet dans notre vie politique, ces logiques négatives sont souvent source
de conflits stériles et inefficaces lorsqu'il s'agit d’élaborer nos projets, de choisir
nos responsables et nos candidat-e-s pour les élections. Nous pouvons changer cela ! 

En deux mots : je vous fais la proposition d'inventer et de réaliser ensemble
cette culture du débat et de la décision fondée sur la transparence,
l'écoute mutuelle et le partage des compétences.

Le site  http://www.construirelecologiepourtous.net/ vous donnera
des informations régulières sur notre démarche

Comment faire ?

C’est très simple : il faut adhérer dès aujourd’hui à Europe Ecologie - Les Verts
pour avoir le droit de vous exprimer par votre vote lors des assemblées générales
décentralisées qui auront lieu le 29  mai prochain. En cliquant sur le lien
ci-dessous, vous serez redirigé vers la page d’accueil de l’adhésion :
après avoir rempli vos coordonnées, il vous suffira soit d’envoyer un chèque
soit de payer par carte bancaire. 

http://rejoindre.eelv.fr/

Combien ça coûte ?

L’adhésion minimum est à 36 € - soit 12 € après crédit d’impôt : vous pourrez
déduire 24 € du montant de votre impôt sur le revenu si vous y êtes assujetti -.
 Un barème indicatif établi en fonction des revenus a été fait pour celles et
ceux qui souhaiteraient verser plus. À l'issue de la procédure d'adhésion,
vous pouvez nous faire connaître vos coordonnées via l'adresse email :
contact@construirelecologiepourtous.net

Et après ?

Vous recevrez un email de confirmation puis votre carte d’adhérent(e).

Je compte sur votre soutien.

Avec mon amitié.

Dany.

PS : permettez-moi d’insister : prenez trois minutes et faite ce geste maintenant.
Vous devez impérativement adhérer avant le 10 avril pour participer au vote.

PS : n’hésitez pas à faire suivre cet email à vos proches, amis et famille !

Allemagne : percée des Verts et défaite de la CDU

Alors que les Allemands ont défilé, samedi 26 mars, contre le nucléaire et contre leur propre chancelière, Angela Merkel, le camp conservateur-libéral a perdu une élection régionale cruciale, dimanche, au profit des Verts, selon un sondage sortie des urnes.

Analyse de Françoise Diehlmann, conseillère regionale en IDF

Voir ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/francoise-diehlmann/280311/allemagne-elections-bade-wuertemberg-et-rhenanie-palatinat-les-

Elections Bade Wurtemberg (capitale Stuttgart). Le Land a toujours été dirigé par les Chrétiens Démocrates

Participation 2011: 66% (+12,6%)
Participation 2007: 53,4%

CDU (Chrétiens démocrates): 39%
SPD (Sociaux-démocrates): 23,1% : leur plus mauvaiss core
Grünen: 24,2%
FDP (Libéraux): 5,3%
Linke: 2,8%
Divers: 5,6%

Composition du Parlement du Land:
CDU:60
SPD: 35
Grünen: 37
FDP: 7

CDU+FDP: 67
Grünen + SPD: 72

Elections du Land Rhénanie-Palatinat (capitale Mayence)

SPD: 35,7%
CDU: 35,2%
FDP: 4,2%
Grünen: 15,4%
Linke: 3,0%

Divers: 6,5%

Composition du Parlement du Land
SPD: 42
CDU: 41
Grünen: 19

CDU: 41
SPD + Grünen: 61

Petite explication sur le système électoral allemand, difficile à comprendre pour les observateurs étrangers. chaque électeur dispose de deux voix: la première pour élire un candidat, la seconde pour la donner à un parti. Si le candidat arrivé en tête est automatiquement élu au suffrage uninominal à un tour, sa formation n’aura néanmoins pas plus de sièges que ceux dont elle a droit après la décompte de la seconde voix. Celle-ci reste alors déterminante pour calculer le rapport de forces au sein du Parlement. Toutefois, les grands partis ont très souvent plus d’élus que de suffrages. C’est alors qu’intervient le calcul des « mandats excédentaires » qui doivent rétablir l’équilibre entre les élus directs (1ere voix) et le résultats obtenu au scrutin proportionnel pour chacune des formations (2ème voix). Par exemple, à l’échelon su parlement national, mais c’est valable aussi pour les parlement régionaux: Composé théoriquement de 299 députés élus dans les 299 circonscriptions allemandes auxquels il faut ajouter les 299 députés élus sur une liste, le Bundestag devrait compter 598 parlementaires. En fait, il en accueille plus, soit par exemple 614 depuis 2005.

Ce sont en général les grands partis qui remportent la première voix, sauf die Linke, parce que fortement implanté à l’Est. Mais cette fois-ci lors de l’élection dans le Bade Wurtemberg, les Grünen ont non seulement doublé leurs résultats depuis 2006, mais ils gagnent pour la première fois la 1ère voix dans des villes comme Stuttgart, Mannheim et Fribourg.

Ci-dessous figurent des données intéressantes: d’où viennent les voix des Grünen? Pourquoi ont -ils voté pour les Grünen (source: mail de Lionel Guérin envoyé sur la liste Groupe 5, à partir de la chaine allemande ARD)

D’où viennent les voix des Verts pour l’élection dans le Bade Wurtemberg:
137 000 voix viennent du SPD
88 000 viennent de la CDU
61 000 viennent du FDP
265 000 viennent des non votants

Pourquoi les électeurs ont voté les Verts ?
85 % environnement énergie
25 social
21 % Stuttgart 21
19 % éducation

Remarques rapides:
Les Grünen viennent l’emporter dans le très riche Land de l’Allemagne. Les Grünen font une entrée fracassante dans le Land de Rheinland Palatinat. Dans le dernier mandat, il n’étaient pas représentés, car en dessous des 5%.

Qui a  voté pour les Grünen, selon le tableau ci-dessus: Les voix viennent de tous les partis, notamment du SPD, ce qui montre que le curseur se déplace au sein du couple SPD-Verts. Mais surtout, il vient des abstentionnistes. Idem aussi pour l’élection du Rheinland Palatinat. Le mouvement contre la nouvelle gare de Stuttgart a su mobiliser de nouvelles catégories d’électeurs, jeunes, souvent faisant partie des couches moyennes, qui n’avaient jamais fait de politique auparavant: la lutte contre ce projet mettait en avant la question environnementale, mais aussi la question sociale: un projet exorbitant dans une période de crise où il n’ y a pas d’argent pour les plus démunis, où la réhabilitation des écoles en triste état peut attendre, pouvait-on entendre. Cette mobilisation contre le projet de gare a dépassé le Land du Bade Wurtemberg. Le seul parti qui a été à la,hauteur des revendications des gens sont les Grünen, présents dans toutes les actions, manifestations.

Puis il y a eu le mouvement antinucléaire contre le passage des trains « Gorsleben », un mouvement traditionnel mais qui a pris cette année une ampleur sans précédent. Et ensuite, Fukushima a provoqué un électrochoc, ce qui a eu des répercussions contre les positions du Gouvernement Merkel qui il y a quelques mois avait décidé de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires, pour ensuite présenter un moratoire pour les anciennes centrales, moratoire auquel les gens ne croient pas et qui préfèrent qu’on en revienne clairement aux décisions du Gouvernement Schröder-Fischer.

Mais l’Allemagne est un pays où en principe les mouvements spontanés n’ont pas leur place. Or, la semaine dernière via les réseaux sociaux et autres, il a été possible de mobiliser en quelques heures plus de 100 000 personnes à travers toute l’Allemagne pour la sortie du nucléaire, c’est sans doute ce qui a contribué à provoquer le « recul » d’Angela Merkel. Les grandes manifestations pour la sortie du nucléaires ont rassemblé samedi dernier plus de 250 000 personnes. N’oublions pas que l’un des ténors de la manifestation berlinoise avec 120 000 personnes était le président de la grande centrale syndicale allemande (DGB) qui a insisté pour la sortie immédiate du nucléaire, mettant l’accent sur le fait que nous changeons d’époque. Ces actions et mobilisations citoyennes se sont concrétisés dans les urnes dans le BW.

Ce qui est aussi nouveau: on entendait dans le BW, le mot révolution, un mot assez mal vu en Allemagne, peut-être parce que les révolutions en Allemagne ont échoué dans l’histoire.

Très vite dit en conclusion, et ce serait à développer: Mai 68 a eu lieu dans l’ex Allemagne Fédérale, 89 a eu lieu dans l’ex Allemagne de l’Est. Ce grand mouvement plus que naissant aujourd’hui, a lieu dans le cadre de l’Allemagne réunifiée. Il s’agit du premier mouvement de grande ampleur, citoyen et dynamique qui se déroule depuis la réunification.

Bien à vous

Françoise

Référendum interne : pour l’ouverture et l’efficacité !

Vous avez reçu par courrier le matériel de vote pour le référendum qui concerne notre fonctionnement interne.

Sous des aspects très techniques, ces questions référendaires sont fondamentales pour l’avenir de notre parti : voulons-nous reproduire les règles de fonctionnement  historique des Verts ou évoluer vers plus d’efficacité et d’ouverture ?

Nous disons clairement que nous voulons privilégier l’efficacité et l’ouverture.

Ces valeurs président aux recommandations de votes ci-dessous.

Argumentaire REFERENDUM publié dans la tribune page 30
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Point A (incompatibilité externe)

Argumentaire :

Proposition de vote / Question A-1 : a.
Une séparation excessive entre les membres du Bureau Exécutif et les élus nationaux limite l’efficacité de la Direction du parti.

Proposition de vote / Question A-2 : b.
Dans l’hypothèse où l’incompatibilité serait la règle, il serait souhaitable de ménager un
pourcentage de membres du Bureau Exécutif pouvant cumuler avec des fonctions de
parlementaires nationaux (ici 25%) afin de faciliter les échanges et les synergies entre
la direction du parti et les parlementaires.

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Point B (tirage au sort)

Argumentaire :

Proposition de vote / Question B-1 : Oui
Proposition de vote / Question B-2 : a
Il nous semble opportun d’avoir une part de tirage au sort dans les désignations des organes délibératifs au niveau local. Cette part doit toutefois être plafonnée, aucune structure ne pouvant fonctionner de manière efficace si le tirage au sort est trop largement appliqué.

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Point C (majorité qualifiée)

Argumentaire:

Proposition de vote / Question C-1 : b
Historiquement les Verts ont fait la part belle aux minorités, au détriment souvent de l’efficacité vis-à-vis de l’extérieur. Nous souhaitons qu’à l’avenir les décisions sont prises à la majorité qualifiée de 50% des exprimés (oui, non et votes blancs) et non plus à 60%.

Proposition de vote / Question C-2 : b
Si la règle des 60% était retenue au détriment de celle des 50%, nous souhaitons que
son application soit limitée dans l’espace.

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Point D (élections internes)

Argumentaire:

Proposition de vote / Question D-1 : a
Nous souhaitons que les électeurs aient le plus grand choix possible y compris la possibilité d’ordonnancer les candidats sur chaque liste.

Proposition de vote / Question D-2 : b
Nous privilégions la règle la proportionnelle à la plus forte moyenne qui favorise les courants les plus importants par rapport aux courants plus petits. L’objectif est de favoriser la constitution de majorités.

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Point E (élections externes)

Argumentaire:

Proposition de vote / Question E-1 : a
Nous souhaitons que les électeurs aient le plus grand choix possible y compris la possibilité d’ordonnancer les candidats sur chaque liste.

Proposition de vote / Question E-2 : b
Nous privilégions la règle la proportionnelle à la plus forte moyenne qui favorise les courants les plus importants par rapport aux courants plus petits. L’objectif est de favoriser la constitution de majorités.

Proposition de vote / Question E-3 : a
Nous privilégions l’ouverture et donc la possibilité d’avoir un système de double vote (liste globale et candidat).


Point E-4 (parité)

Proposition de vote / Question E-4 : Oui

Newsletter Spéciale « Congrès » (EELV)

Nous sommes en marche met à disposition des adhérents cette newsletter envoyée par Daniel Cohn-Bendit

Newsletter - Nous sommes tous des coopérateurs-trices  - 

Spéciale « Assemblées générales décentralisées Europe Écologie - Les
verts » (EELV)

Le 17, février 2011

Cher-e  Ami-e,

Le 29 mai 2011 se tiendront les Assemblées générales décentralisées
d'Europe Ecologie-Les Verts dans toutes les régions. Les adhérent-e-s
voteront sur différentes motions en présence. Le résultat de ces votes
sera déterminant pour la stratégie du mouvement dans les trois années à
venir.

Dans ce domaine, il nous semble essentiel de proposer à celles et ceux qui
le souhaitent de s'inscrire dans une démarche permettant de perpétuer,
peut-être de sauver, l'esprit de rassemblement : matrice essentielle de la
démarche d'EELV.  C'est dans ce sens qu'un certain nombre de personnes
proposent aux adhérent-e-s de soutenir une motion d'orientation dont vous
trouverez une ébauche dans ce message et en pièce-jointe 

Voir ici Construire 

Nous le disons de manière claire, l'esprit de notre démarche n'est pas de
proposer une alternative au poste de Secrétaire nationale, mais de
rassembler le plus grand nombre autour d'une orientation politique et
d'uneméthode de travail marquée par le débat d'idées et par la rupture
avec la
règle du jeu bureaucratique des désignations, des responsables internes
comme des candidat-e-s aux mandats électifs, à la
proportionnelle des courants.  Inefficace et donnant une image, parfois,
déplorable, ce fonctionnement nous enferme dans un huis clos par
définition incapable de créer une dynamique qui donne envie de nous
rejoindre.

Parce que nous sommes confiants dans le débat démocratique sur le fond
pour dépasser la logique des courants, notre proposition de motion a
l'ambition de rassembler le plus grand nombre autour d'une idée :
privilégier  les idées et la qualification des personnes dans le choix des
futur-e-s membres des institutions et instances d'Europe Ecologie - Les
Verts. 

Pour cela nous avons besoin de chacune et chacun d’entre vous.

Si en effet l’Écologie politique a progressé partout dans le monde, nos
idées demeurent minoritaires ; la mutation que nous appelons de nos vœux
implique de rassembler vite et de manière efficace tous ceux dont
l’existence a été trop dogmatiquement ignorée. C’est notre capacité à
élargir notre mouvement qui déterminera notre capacité d’action réelle
dans la société et les institutions.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une Écologie des centres urbains,
des populations aisées à niveau d’études élevé. Dans trop de
thématiques, nos propositions politiques restent faibles, parfois
manichéennes, quand elles ne relèvent pas d’une simple « verdisation » de
quelques dogmes surannés de la vieille gauche importés "sans contrôle
technique".

L’Écologie politique doit s’adresser à toutes et à tous, elle doit parler
à toute la société et continuer à ramifier ses branches et ses racines.
Nous voulons élargir, ouvrir et réconcilier. Nous devons bâtir la
coopérative politique pour inventer, innover, renouveler, accompagner et
réconcilier.

C’est à ce défi que le projet de contribution ci-joint veut répondre.
C’est dans ce sens que je vous propose de vous exprimer lors des
Assemblées générales décentralisés des 29 mai prochain pour élire vos
délégués au Congrès fédéral des  4 et 5 juin et dans la foulée un nouveau
Bureau exécutif.

Pour faire entendre votre voix :  adhérez

Pour voter le 29 mai 2011, il faut être adhérent avant le 10 avril 2011.
Passée cette date, il sera trop tard. Pour adhérer en ligne
et être en mesure de faire entendre votre voix, cliquez sur le lien
suivant:
http://www.eelv.fr/le-rassemblement/4988-adherez-ou-cooperez. 

La cotisation minimale est de 36€ (pour celles et ceux qui y sont
assujettis,
cette cotisation est déductible à 66% de l’impôt sur le revenu). 

Pour faire entendre votre voix : il faut réintroduire le vote par
correspondance et par internet

En matière d’ouverture et de modalités de vote, nous souhaitons attirer
votre attention sur le fait que le projet de motion présenté par le bureau
exécutif et communiqué à ses membres le jour même du Conseil Fédéral
Transitoire les 29 et 30 janvier 2011 exclut tout vote par correspondance
et par internet pour le prochain Congrès. Cette disposition est de nature
à réduire une large participation de tous les adhérent-e-s. Nous
souhaitons
qu’elle puisse être amendée pour les Assemblées générales décentralisées.

Pour faire entendre votre voix : contactez nous

Enfin, si vous souhaitez nous contacter, rendez-vous sur le lien suivant :
http://pourlacooperative.org 

Il permet de s'enregistrer (cliquez sur créer un nouveau compte) et de
répondre en ligne à un questionnaire sur l’avenir
du mouvement. Ce questionnaire servira, également, aux personnes qui
connaissent des difficultés pour adhérer, pour des raisons techniques et
même parfois semble-t-il bureaucratiques,  de faire remonter  ces
informations. 

Avec toute mon amitié,

Dany Cohn-Bendit, pour l'ensemble des personnes impliquées dans la
démarche.

Les écolos et les élections présidentielles de 2012

Tribune parue dans Libération le 23 décembre

Par Gabriel Cohn Bendit Président des « Amis d’Europe Ecologie
Les candidats écolos fleurissent en cet hiver comme les fleurs au printemps ou les champignons à
l’automne. Les uns comme Yves Cochet et Eva Joly se préparent à des primaires organisées par
« EuropeEcologie-les Verts », d’autres comme Nicolas Hulot n’ont pas pris encore de décision et il
n’est pas sûr qu’ils se plient à cette primaire, il en va de même pour Corinne Lepage.
Qui est le meilleur candidat ou la meilleure candidate et comment le ou la désigner ?
Eva Joly et Nicolas Hulot  se sont mis d’accord pour ne pas s’affronter, c’est ça l’essentiel.
Mais s’il fallait d’abord répondre à cette question préalable : en 2012 faut-il un candidat ou une
candidate écologiste ?
C’est ce débat préalable que, nous les écologistes, devons avoir, un bon débat pour la coopérative
Europe Ecologie dont je fais partie et où je ferai tout pour qu’il ait lieu mais aussi pour le parti
« Europe Ecologie-les Verts » si des adhérents, dont je ne fais pas partie, le proposent et arrivent à
l’obtenir.
Pour beaucoup si on ne participe pas aux élections présidentielles on n’existe pas politiquement.
Les années 2007-2008 apportent pourtant un démenti cinglant à cette affirmation, moins de 1,5%
aux présidentielles, 16% aux européennes.
De 1974, avec comme candidat René Dumont, jusqu’en 2002 avec la candidature de Noël Mamère,
j’ai toujours voté écolo. En 2002 après le départ difficile de la campagne d’Alain Lipietz, désigné
démocratiquement par les Verts au détriment de Noël Mamère, j’avais écrit une tribune dans
Libération « Camarades Verts changez de candidat ! », ils m’ont hélas écouté…Noël a dépassé les
5% et Jospin fut éliminé au premier tour, avec Alain Lipietz ce ne serait pas arrivé, il n’aurait pas
fait 2%…
Je fais donc partie des traumatisés de 2002, et j’ai décidé qu’aux élections présidentielles je ne
voterais au premier tour que pour un candidat ou une candidate qui aurait une chance de figurer au
deuxième…
C’est pourquoi en 2007 j’ai voté Ségolène Royal au premier tour, comme la majorité des écologistes,
certains ont voté Bayrou ce que j’aurais pu faire aussi. D’où ma tribune dans Libération « Nicolas
n’y va pas » et qui est toujours d’actualité.
Selon toute vraisemblance Marine Lepen, en 2012, fera mieux que son père en 2002. Il faudra donc
faire mieux qu’elle ou que Sarkozy.
Un candidat écolo  n’a aucune chance d’arriver en deuxième place, mais peut empêcher un candidat
socialiste d’y arriver.
Alors il faut négocier dès aujourd’hui avec le PS. L’accord devra :
-  porter sur l’introduction d’une dose de proportionnelle, par exemple 200 députés sur les
600. Ce qui a 15% ferait 30 députés. C’est ce nombre que le PS doit nous accorder pour la prochaine
chambre des députés.
-  reprendre l’idée proposée par Nicolas Hulot d’un grand ministère de l’Ecologie comprenant
l’énergie, la mer, l’agriculture et les transports, idée abandonnée par le nouveau gouvernement
Fillon…
- Reprendre comme minima programmatique ce qui avait été obtenu lors du Grenelle de
l’environnement, et abandonné par la suite.
 Enfin il faudra aussi obtenir le droit de participer à la campagne présidentielle pour faire
entendre notre partition.
Nous pouvons aussi imaginer participer aux primaires organisées par le PS et qui deviendraient
ainsi les primaires d’une opposition responsable à la majorité actuelle.
Laissons aux groupuscules trotskistes et à Mélenchon l’irresponsabilité de nous retrouver avec un
deuxième tour Marine Le Pen-Nicolas Sarkozy.
Nous pouvons toujours nous préparer à une candidature écolo au cas où  le Front National devait
s’effondrer, mais hélas cela me paraît improbable.
Alors que la discussion commence.

Lettre de Jean-Paul Besset

Pourquoi j’abandonne

J’ai décidé de renoncer à toute responsabilité au sein d’Europe Ecologie-Les Verts.  Cette décision est mûrement réfléchie. Elle n’est le fruit ni d’un coup de tête ni d’un coup de blues. Elle révèle l’impuissance que je ressens de plus en plus douloureusement face à une situation de conflit interne qui m’apparaît, en l’état, dominante, indépassable, broyeuse d’énergie et d’espérance. Elle vise aussi à dissiper l’illusion fédératrice que ma présence entretient dans la direction du mouvement, entre marteau et enclume.

Autrement dit, j’avoue l’échec, personnel et collectif : je ne souhaite plus m’épuiser à construire des passerelles alors que l’essentiel des préoccupations consiste à entretenir les suspicions ou à rêver d’en découdre pour affaiblir tel courant, détruire tel individu ou conquérir tel pouvoir. Je n’assumerai pas plus longtemps la fiction et l’imposture d’un rôle revenant à concilier l’inconciliable.

Si ma mise à l’écart volontaire, dont je pèse amèrement le sens négatif aux yeux des militants sincères, peut servir à quelque chose, c’est de dissiper le rideau de fumée et chasser l’hypocrisie: que les masques tombent ! Que les couteaux sortent s’ils doivent sortir ou que les convictions l’emportent enfin sur les ambitions, mais qu’au moins il se passe quelque chose, qu’Europe Ecologie-Les Verts échappe à ce climat délétère de guerre froide et de paix armée !

I have a dream… Oui, j’avais fait le rêve que les Assises de Lyon, le 13 novembre, seraient une date « constituante », consacrant l’aboutissement d’une démarche de dépassement collectif pour construire une force alternative, responsable et désirable, indispensable aux enjeux de l’époque. Cette journée devait marquer les esprits au point de les transformer grâce à un sentiment d’appartenance commune, emportés par une dynamique qui submergerait les inévitables aigreurs, les petits calculs, les préjugés stupides, les médiocrités recuites. J’ai cru que la force de l’essentiel l’emporterait sur les turpitudes usuelles. Qu’il y aurait donc un avant et un après Lyon…

Je me suis trompé. Lourdement. Il est impossible de parvenir à faire la paix entre ceux qui aspirent à la guerre.

Il y a bien un après Lyon… mais, à l’image du nom retenu (Europe Ecologie-Les Verts), il reproduit ce que nous avions eu tant de mal à contenir dans l’avant Lyon : le scénario des crispations et des jeux claniques, la comédie du pouvoir, le monopoly des territoires. Règlements de compte, délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie saturent à nouveau l’espace, au point de rendre l’air interne irrespirable et le travail politique secondaire.

La fusion-dépassement n’a pas eu lieu. Le fossé des défiances reste plus béant que jamais entre ceux supposés vouloir rester en famille et ceux suspectés de chercher le divorce pour la recomposer, rendant impossible toute entreprise commune. D’un côté, le parti où nombre de Verts verrouillent une reproduction à l’identique, avec les mêmes têtes, les mêmes statuts, les mêmes pratiques, les mêmes courants, la même communication pseudo radicale, la même orientation servile vis à vis de la gauche; de l’autre côté, la Coopérative que certains veulent instrumentaliser en machine de guerre contre le parti. Dans ces conditions, aucune discussion sereine, aucun désaccord rationnel ne peut exister. Chaque choix est hypothéqué, chaque initiative s’avère lourde de conflits.

Par bonheur, la dramaturgie de nos luttes fratricides en reste aux simulacres. Elle ne tue pas vraiment mais elle use, elle ronge, elle épuise, elle désespère. Certains bâtisseurs, comme mon vieux complice Pascal Durand, ont déjà pris leurs distances. A mon tour de déclarer forfait et de refuser d’assumer plus longtemps un rôle d’équilibre alors qu’on me somme chaque instant de choisir un camp, de dénoncer machin ou de sacrifier truc, de justifier le moindre acte des « autres », de prendre parti dans le choc des ego, de participer au grand concours des détestations, bref de faire tout ce que je déteste.

J’ai contribué à construire un mouvement que je juge désormais métastasé et auquel, pas plus que quiconque, je ne sais apporter de remèdes. Je n’entretiens aucun ressentiment, j’apprécie les qualités individuelles des un(e)s et des autres, je ne regrette rien du chemin. Mais, sous l’impact de trop fortes pesanteurs internes engendrées par les coutumes du vieux monde politique dont toutes – je dis bien toutes! – les sensibilités d’EELV portent les stigmates, la mayonnaise collective a tourné et déprécie maintenant les énergies.

C’est humainement insoutenable. C’est en tout cas à mille lieux du projet qui m’habitait. Je renonce donc sans rien sacrifier de mon espérance dans l’écologie politique comme horizon de survie et d’émancipation. Sous réserve, peut être, d’un sursaut durable et d’un ressaisissement collectif que mon retrait pourrait favoriser.

6 décembre 2010
Jean-Paul Besset

Le pack écologiste : une (ou un) candidate à la présidentielle, 50 députés et 15 sénateurs


Comme pour s’immuniser contre une éventuelle claque électorale beaucoup d’intervention des membres coopérateurs ou adhérents de notre mouvement commencent leurs interventions à propos de la présidentielle par les mots suivants : cette élection ne nous est pas favorable. Ils ont raison la présidentielle n’est pas l’élection reine d’une force qui se veut démocratique et fédéraliste fondée sur l’autonomie. Nous n’avons pas le goût pour la personnalisation des enjeux de pouvoir. A la toute puissance d’un monarque fut-il républicain, nous préférons le travail commun sur l’intérêt général et la décision collective qui fondent la représentativité et la légitimité démocratique. En matière de fonctionnement institutionnel notre devise pourrait être : ni dieu, ni césar, ni tribun, ni machin, ni machine.

Bref aucun de nous vraiment n’aime la désignation au suffrage universel du président de la république qui se profile en 2012.

La droite présidentielle traverse une crise profonde. Nul ne sait aujourd’hui sous quels traits elle va se présenter devant le peuple en 2012. Du fait de la concomitance de la présidentielle et des législatives, le candidat à la magistrature suprême aura une immense importance pour assurer aux femmes et aux hommes UMP leur nouveau mandat législatif. Sarkozy, Fillon, qui d’autre ? Le centre droit se morcelle et Villepin malgré son déchainement piétine comme si la solitude exigée par la posture gaullienne le condamnait à l’antisarkozysme dans le désert.

On the left side of the table, la primaire du PS ouvre les appétits. Dans l’attente du retour de DSK comme en 1995 on attendit la décision du papa de Martine, chacun monte à l’assaut de l’électorat de gauche. Hollande, Montebourg, Ségolène, Aubry, Valls… Ça se bouscule au portillon. On vend un peu la peau de l’ours pour un plat de lentille ou pour un éventuel marocain. Aucune ambition démocratique n’est condamnable mais on sait depuis un certain 21 avril 2002 que de ce côté de l’échiquier on a un peu trop tendance à faire les malins et que ça joue de sale deuxième tour à la démocratie.

Qui peut garantir la compétition « de dans deux ans » ? Personne, évidemment.

Par contre on conviendra facilement qu’il serait impossible de ne pas y participer faute de disparaître purement et simplement du paysage politique. On n’a pas retenu l’hypothèse des primaires de toute la gauche. Dont acte.

Pour autant il faut aller de l’avant. A mon sens Eva Joly est la candidate qu’il nous faut. Mais pour l’heure ce n’est pas tout à fait la question (quoi que!). De toute manière seule à la présidentielle, elle ne ferait rien.

Parce que l’écologie politique est en elle-même est une expression de la complexité du monde, aucun homme, aucune femme ne peut l’incarner vraiment. La rencontre gaullienne (disons même populiste) entre un homme et un peuple, ça ne marche pas quand on veut la transformation sociale et écologique de la société. Notre candidate ou notre candidat pèsera sur le scrutin et donc sur la gouvernance de notre pays qu’à la seule condition que nous sachions être un collectif au complet dans les batailles électorales! Pour nous, Europe écologie-les verts, la séquence 2011-2012 qu’anticipent les sénatoriales et qu’achèveront les présidentielles et les législatives doit être prise comme un tout. Saucissonner ces trois scrutins, c’est perdre notre autonomie.

Que ce soit Eva ou Yves qui soit à la besogne présidentielle, il faut que nous ayons construit et négocié avec nos partenaires socialistes le socle indispensable, le pack écologiste pour une contribution à la victoire au second tour.

Ce pack c’est, comme l’avait proposé Dany à Montreuil pour le lancement des régionales, 50 députés à l’Assemblée nationale. Mais c’est aussi, comme nombre d’entre nous le disent, la garantie d’un groupe de 15 élus au Sénat de la République. Pour passer de 11 à 15, il faut que nous gardions les yeux rivés sur 2012.

Pour faire gagner la gauche et la démocratie face au sarkozysme et à ses dérivés, on a besoin de nous et pas seulement pour se désister. Pour gagner il faut que l’écologie politique négocie groupée.

Une (ou un) candidate à la présidentielle, 50 députés et 15 sénateurs, c’est la bonne équation pour l’autonomie de l’écologie politique. C’est la bonne combinaison Europe écologie – les verts pour gagner avec nos alliés en 2012 et être utile à la société. C’est donc ce débat que nous devons conduire jour après jour avec les citoyennes et les citoyens, les formations politiques qui refusent le chao dans lequel la droite et les centristes qui lui sont aliénés, nous enlisent.

Une (ou un) candidate à la présidentielle, 50 députés et 15 sénateurs, c’est le pack d’avenir pour garantir que la transition écologiste soit à l’ordre du jour, que de nouveaux « Grenelle de l’environnement » aillent plus avant et que nos contributions aux engagements programmatiques des coalitions auxquelles nous participerons soient respectées.

Une (ou un) candidate à la présidentielle, 50 députés et 15 sénateurs, pour être durablement la troisième force en France.


Par Michel Yvernat

Idf, cap national

Compte-rendu / FORUM « BILAN ET PROJETS POUR EUROPE ECOLOGIE »

FORUM « BILAN ET PROJETS POUR EUROPE ECOLOGIE »
Réunion à l’initiative du réseau NSEM
samedi 13 novembre 2010, 10h00, à Lyon (mairie du 4éme)
(photos http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs930.snc4/74383_465573623517_667328517_5380438_2144229_n.jpg)

Introduction de Marie Bové

En ouverture de nos débats..elle a souligné la nécessité vitale
d’établir des ponts pour nous associer avec le monde associatif et
syndicaliste, ce qui rend décisive la connaissance de leurs besoins
ainsi que de leurs organisations.

L’enjeu du rassemblement écologiste au delà des origines, des
sensibilités, des diversités..est complexe, car il implique un respect
véritable des droits des adhérent(e)s et des coopérateurs.

Dans un nouveau temps politique, une séquence s’ouvre qui nous mènera
au congrès de 2011 et nous avons des écueils à éviter…la tentation
des courants, des petites agressions internes…alors qu’au contraire
nous devons être une sorte de lobby développant des idées/concepts ,
une force capable de proposer des formules d’organisation, tout en
restant un groupe « ouvert » et accueillant.

2/ Stéphane Gatignon
(photo http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs960.snc4/75393_465573588517_667328517_5380437_4020312_n.jpg
)

Le rassemblement de la famille écologique, dans sa large diversité,
est essentiel…et nous devons porter de grandes valeurs : justice
sociale, éthique, respect d’équilibres sociologiques..et avec de
grandes ambitions politiques.

Le PS comme le PCF sont cliniquement morts (même s’ils survivent avec
leurs notables et barons) car ils ont abandonné le débat et les
propositions sur le front des idées, concepts, en vue d’apporter une
réponse citoyenne et aux enjeux sociétaux.

3/ Féministe (réseau « ruptures »)

Présente une inquiétude devant la récente « obsession » écologique
majoritaire, sur la tendance d’aller vers une organisation jouxtant
les statuts des partis traditionnels.

Est exprimé aussi la crainte que dans nos représentations, tout soit
mis sur le même
plan..diversité, féminisme, voir jeunisme..et que tout le monde soit
catalogué, mis en concurrence non pour ses compétences mais pour un
profil..tout en luttant pour seulement quelques places,  alors que le
reste irait à des profils plus lisses et consensuels.

Trop souvent le mouvement écologiste se contente de donner des petits
signaux basés sur des pseudos-intentions mais qu’ in fine ne se
traduisent pas en faits concrets.

Soyons conscients que nous traversons une étape « jacobine »
dangereuse…

N’oublions pas que nous avons lancé EE avec une volonté sincère de
renouveau politique et qu’il faudra en répondre, devant les citoyens,
de la réalité de cette « politique autrement »…

4/ Dans le débat entre nous…

A/ Sensation que le politique doit se renouveler, porter un nouveau
contrat de confiance avec les citoyens

Beaucoup d’élu(e)s apparaissent « hors sol », le renouvellement de la
classe politique est visiblement insuffisant et en particulier dans
les quartiers difficiles en banlieue domine une désaffection
électorale, des engagements en raison d’une méfiance vis à vis de
l’élu(e) mais aussi vis à vis du fait..que les partis démocratiques,
globalement, ne facilitent pas l’accès à la représentativité
politique, qui se retrouve confisquée par quelques uns.

La société parait bouger plus vite que le politique, et certains
expriment une envie d’un respect d’une population « cosmopolite »
assumée, intégrée et reconnue pour son identité multiple.

Les émeutes de 2005 ont montré une cicatrice jamais refermée, avec
beaucoup de doutes pour la jeunesse des quartiers..et des situations
de misère sociale qui conduisent souvent à la violence, au désespoir,
aux trafics, à la drogue, et à l’échec scolaire ou professionnel…La
prison devient la voiture balaie de la République.
Il revient aux écologistes de s’emparer de ces thèmes, d’apporter une
véritable analyse et réflexion en particulier pour 2012..afin que des
portes de sortie soient envisagées, aux trop nombreux citoyens qui
vivent des situations d’exclusions.

B/ Evolution du mouvement, Ecologie politique et +

Une inquiétude se fait jour..sur le fait qu’existe un risque de nous
retrouver dans un moule politique, où les amendements et le souhait de
voir émerger une coopérative..seraient enterrés dans un nouveau parti,
standardisé, où tous les choix essentiels n’appartiendraient qu’aux
seuls adhérent(e)s.

Le problème du vote « volé » des amendements (lors de la procédure
concernant EE) génère une méfiance regrettable vis à vis du national
et de décisions prises à un petit nombre, sans examen des amendements
présentés par les adhérent(e)s de la France entière…De là est né une
frustration légitime, car on ne peut demander aux adhérent(e)s de
réfléchir et de proposer…si c’est pour ensuite enterrer, sans
ménagement…si c’est uniquement, pour créer une apparence de
démocratie participative interne.

Néanmoins l’espérance est en nous, elle vient du fait..que la base
appelle de ses vœux, un nouveau système politique et que la
coopérative permet une autre organisation démocratique efficace, et
que nous devons l’encourager à partir des comités locaux.

Nous avons une exigence vis à vis des membres..celle d’expliquer le
fonctionnement des coopératives et leurs perspectives, par rapport aux
statuts et à l’avenir.

Des expressions se font jour pour demander maintenant un congrès
anticipé, afin d’éviter d’avoir les mains liées jusqu’en 2017…et de
ne pas se retrouver dans une situation où « tu as le droit de regarder
mais pas de toucher » avec des instances déjà désignées, et une
tactique réduite d’être le plus grand des « petits partis » dans la
périphérie du Parti Socialiste.

Nous avons donc une responsabilité importante dans l’optique du
congrès, celle de continuer à favoriser l’arrivée au sein du mouvement
de sensibilités multiples et celle de ne pas contribuer à fermer la
porte entre le parti et la société civile.

Un fossé s’est constitué entre représentants et citoyens, il faut le
réduire rapidement même si les résistances des cadres, des élu(e)s
sont normales et humaines..c’est à nous de développer notre liberté
d’organisation des comités locaux mais aussi des coordinations
départementales pour éviter le retour de bâton, avec des des
impulsions centralisatrices.

Dans NSEM et au delà, nous devons montrer notre capacité et être en
responsabilité de porter des dissensus (dans l’optique des débats du
RI ou du congrès) et de donner des exemples concrets par nos pratiques
internes, lors des réunions et de des échanges, avec une liberté de
parole et de ton..pour faire bien comprendre que NSEM est déjà un
premier exemple de coopérative…assumée et revendiquée.

Nous voulons donner une suite à nos échanges avec NSEM et être utiles
au collectif..et être un levier dans l’ouverture en cours, avec un
souhait de voir se réunir début 2011 des comités locaux, et de
dynamiser nos actions au service de la coopérative à partir de la base
mais aussi dans les différentes instances.

Jean LACASSAGNE
EELV
Périgueux Ecologie, 21 Novembre 2010