FORUM « BILAN ET PROJETS POUR EUROPE ECOLOGIE »
Réunion à l’initiative du réseau NSEM
samedi 13 novembre 2010, 10h00, à Lyon (mairie du 4éme)
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Introduction de Marie Bové
En ouverture de nos débats..elle a souligné la nécessité vitale
d’établir des ponts pour nous associer avec le monde associatif et
syndicaliste, ce qui rend décisive la connaissance de leurs besoins
ainsi que de leurs organisations.
L’enjeu du rassemblement écologiste au delà des origines, des
sensibilités, des diversités..est complexe, car il implique un respect
véritable des droits des adhérent(e)s et des coopérateurs.
Dans un nouveau temps politique, une séquence s’ouvre qui nous mènera
au congrès de 2011 et nous avons des écueils à éviter…la tentation
des courants, des petites agressions internes…alors qu’au contraire
nous devons être une sorte de lobby développant des idées/concepts ,
une force capable de proposer des formules d’organisation, tout en
restant un groupe « ouvert » et accueillant.
2/ Stéphane Gatignon
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)
Le rassemblement de la famille écologique, dans sa large diversité,
est essentiel…et nous devons porter de grandes valeurs : justice
sociale, éthique, respect d’équilibres sociologiques..et avec de
grandes ambitions politiques.
Le PS comme le PCF sont cliniquement morts (même s’ils survivent avec
leurs notables et barons) car ils ont abandonné le débat et les
propositions sur le front des idées, concepts, en vue d’apporter une
réponse citoyenne et aux enjeux sociétaux.
3/ Féministe (réseau « ruptures »)
Présente une inquiétude devant la récente « obsession » écologique
majoritaire, sur la tendance d’aller vers une organisation jouxtant
les statuts des partis traditionnels.
Est exprimé aussi la crainte que dans nos représentations, tout soit
mis sur le même
plan..diversité, féminisme, voir jeunisme..et que tout le monde soit
catalogué, mis en concurrence non pour ses compétences mais pour un
profil..tout en luttant pour seulement quelques places, alors que le
reste irait à des profils plus lisses et consensuels.
Trop souvent le mouvement écologiste se contente de donner des petits
signaux basés sur des pseudos-intentions mais qu’ in fine ne se
traduisent pas en faits concrets.
Soyons conscients que nous traversons une étape « jacobine »
dangereuse…
N’oublions pas que nous avons lancé EE avec une volonté sincère de
renouveau politique et qu’il faudra en répondre, devant les citoyens,
de la réalité de cette « politique autrement »…
4/ Dans le débat entre nous…
A/ Sensation que le politique doit se renouveler, porter un nouveau
contrat de confiance avec les citoyens
Beaucoup d’élu(e)s apparaissent « hors sol », le renouvellement de la
classe politique est visiblement insuffisant et en particulier dans
les quartiers difficiles en banlieue domine une désaffection
électorale, des engagements en raison d’une méfiance vis à vis de
l’élu(e) mais aussi vis à vis du fait..que les partis démocratiques,
globalement, ne facilitent pas l’accès à la représentativité
politique, qui se retrouve confisquée par quelques uns.
La société parait bouger plus vite que le politique, et certains
expriment une envie d’un respect d’une population « cosmopolite »
assumée, intégrée et reconnue pour son identité multiple.
Les émeutes de 2005 ont montré une cicatrice jamais refermée, avec
beaucoup de doutes pour la jeunesse des quartiers..et des situations
de misère sociale qui conduisent souvent à la violence, au désespoir,
aux trafics, à la drogue, et à l’échec scolaire ou professionnel…La
prison devient la voiture balaie de la République.
Il revient aux écologistes de s’emparer de ces thèmes, d’apporter une
véritable analyse et réflexion en particulier pour 2012..afin que des
portes de sortie soient envisagées, aux trop nombreux citoyens qui
vivent des situations d’exclusions.
B/ Evolution du mouvement, Ecologie politique et +
Une inquiétude se fait jour..sur le fait qu’existe un risque de nous
retrouver dans un moule politique, où les amendements et le souhait de
voir émerger une coopérative..seraient enterrés dans un nouveau parti,
standardisé, où tous les choix essentiels n’appartiendraient qu’aux
seuls adhérent(e)s.
Le problème du vote « volé » des amendements (lors de la procédure
concernant EE) génère une méfiance regrettable vis à vis du national
et de décisions prises à un petit nombre, sans examen des amendements
présentés par les adhérent(e)s de la France entière…De là est né une
frustration légitime, car on ne peut demander aux adhérent(e)s de
réfléchir et de proposer…si c’est pour ensuite enterrer, sans
ménagement…si c’est uniquement, pour créer une apparence de
démocratie participative interne.
Néanmoins l’espérance est en nous, elle vient du fait..que la base
appelle de ses vœux, un nouveau système politique et que la
coopérative permet une autre organisation démocratique efficace, et
que nous devons l’encourager à partir des comités locaux.
Nous avons une exigence vis à vis des membres..celle d’expliquer le
fonctionnement des coopératives et leurs perspectives, par rapport aux
statuts et à l’avenir.
Des expressions se font jour pour demander maintenant un congrès
anticipé, afin d’éviter d’avoir les mains liées jusqu’en 2017…et de
ne pas se retrouver dans une situation où « tu as le droit de regarder
mais pas de toucher » avec des instances déjà désignées, et une
tactique réduite d’être le plus grand des « petits partis » dans la
périphérie du Parti Socialiste.
Nous avons donc une responsabilité importante dans l’optique du
congrès, celle de continuer à favoriser l’arrivée au sein du mouvement
de sensibilités multiples et celle de ne pas contribuer à fermer la
porte entre le parti et la société civile.
Un fossé s’est constitué entre représentants et citoyens, il faut le
réduire rapidement même si les résistances des cadres, des élu(e)s
sont normales et humaines..c’est à nous de développer notre liberté
d’organisation des comités locaux mais aussi des coordinations
départementales pour éviter le retour de bâton, avec des des
impulsions centralisatrices.
Dans NSEM et au delà, nous devons montrer notre capacité et être en
responsabilité de porter des dissensus (dans l’optique des débats du
RI ou du congrès) et de donner des exemples concrets par nos pratiques
internes, lors des réunions et de des échanges, avec une liberté de
parole et de ton..pour faire bien comprendre que NSEM est déjà un
premier exemple de coopérative…assumée et revendiquée.
Nous voulons donner une suite à nos échanges avec NSEM et être utiles
au collectif..et être un levier dans l’ouverture en cours, avec un
souhait de voir se réunir début 2011 des comités locaux, et de
dynamiser nos actions au service de la coopérative à partir de la base
mais aussi dans les différentes instances.
Jean LACASSAGNE
EELV
Périgueux Ecologie, 21 Novembre 2010